Author: admin5959


Les 3 états d’actualisation de votre singularité

Je me souviens très bien de cette journée de printemps. J’avais 6 ans. Et comme à mon habitude, je m’adonnais à une de mes activités préférées de l’époque : danser dans le salon devant une émission de variétés. C’est là que ma mère entre. Elle m’observe avec tendresse et, quand j’ai fini m’a révérence, me dit : « tu danses bien ! Ça te dirait de prendre des cours ? » et moi de lui répondre, l’air perplexe, « ben non ! Tu viens de me dire que je dansais bien, pas besoin de prendre de cours ! ».

Le talent est une chose, son actualisation, c’est-à-dire, ce que vous pouvez en faire et comment vous le mettez à votre service en est une autre.

Nous pouvons envisager 3 états d’actualisation de notre singularité :

1. J’active ma singularité de manière non déclarée

Le plus souvent, quand les personnes n’emploient pas leur singularité dans le cadre de leurs missions professionnelles, elles le font tout de même par des moyens détournés. C’est le cas de Virginie, une jeune femme de 32 ans, qui avait un poste de secrétaire de direction. Sa mission consistait à gérer l’agenda de sa directrice, organiser ses déplacements, faire le tri dans son courrier et préparer ses réunions. Pourtant, c’est près de la machine à café qu’on trouvait le plus souvent Virginie ou encore dans les bureaux des uns, en train de prendre des nouvelles du tonton ou en train de proposer des petits gâteaux à ses collègues (« j’ai voulu tester une nouvelle recette ! »).

Virginie avait des qualités d’écoute empathique et était plus particulièrement sensible aux micro-signaux émotionnels qui indiquent qu’une personne se trouve en menace d’isolement.

Evidemment, tout le monde adorait Virginie et personne n’a compris quand la direction lui a demandé de proposer ses petits gâteaux… à une autre organisation. D’abord très affectée, elle a finalement compris que c’était là une occasion comme la vie en offre peu de se poser les vraies questions. Suite à un accompagnement, elle a finalement décidé de reprendre une formation pour s’orienter dans une carrière sociale.

La singularité est notre façon de penser et d’interagir avec le monde. Notre inconscient va donc continuellement se mettre en quête de terrains de jeux pour l’exercer. En effet, c’est là que nous nous sentons utiles, pourquoi s’en priver ?!

2. J’active ma singularité dans mes activités de loisirs

A mesure que nous cherchons ces situations pour faire vivre notre singularité, plusieurs choix s’offrent à nous : le plus évident semble être d’exercer la singularité dans le monde du travail, mais c’est loin d’être le seul. En effet, certains d’entre nous font le choix de l’exercer en dehors : loisirs, cadre familial ou amical, bénévolat offrent également des espaces pour nourrir ce besoin.

Chacun de nous aspire à vivre des états de flow. Et, en l’absence de cadre approprié, risque de le faire de manière non déclarée. D’où l’importance de trouver ces espaces, afin de satisfaire ce besoin, de continuer à monter en compétences et d’apprendre.

La danse a ainsi fait partie de ma vie pendant de nombreuses années. J’ai appris pendant 10 ans avec des leçons, puis, toutes les occasions étaient bonnes pour partager cette passion avec mes proches dans le cadre d’événements familiaux ou amicaux. Quand je danse, ma singularité s’exprime par le mouvement : je recherche l’effort minimal qui va produire de l’effet, une qualité d’expression.

3. J’active ma singularité dans mon métier : je suis payé.e pour

Aligner la singularité, c’est-à-dire ce que je fais de mieux, avec la vie professionnelle est le rêve de beaucoup. Faire ce choix, c’est d’abord transformer un talent en une expertise. Car avoir des aptitudes naturelles dans un domaine ne suffit pas. C’est apprendre, c’est refaire le geste, c’est se donner des moyens de transformer un potentiel.

Alors, oui, j’ai pris des cours de danse et non, je ne suis pas devenue danseuse. Mais aujourd’hui, j’utilise au quotidien des compétences développées par cet apprentissage : la conscience de ce qui se passe dans mon corps, la considération et l’accueil de la posture de mon client, la recherche du juste rythme quand je m’exprime en sont quelques exemples. Car il y a plein de manière d’être coach, et une seule de coacher avec la singularité qui est la mienne. C’est ce qui m’a permis d’ajuster mon activité professionnelle, de la faire réellement mienne.

La singularité est un ensemble complexe, une ingénieuse combinaison entre valeurs, compétences, talents et raison d’être dont vous seul avez la clé. Plus vous en êtes conscient, mieux vous rayonnerez dans vos activités.

Alors, on danse ?

Pour identifier votre singularité et affirmer qui ce que vous faites de mieux, rejoignez le prochain groupe qui démarre le 17 janvier 2022 (24 heures d’accompagnement réparties sur 3 mois et finançable via votre CPF notamment). Reste 2 places.

Croyances et confiance en soi : l’histoire singulière d’Emilie

Mes clients en témoignent parfois, il y a un avant et un après l’identification de la singularité. Pourquoi ? Parce que cette méthode vient chatouiller certaines de nos croyances : croyance que « je ne suis pas bon », que je ne suis « pas assez ceci » ou bien « trop cela ».

A quoi se réfèrent ces jugements et comparaisons dont nous sommes parfois victimes ? A une norme sous entendue et pour autant fictive pour convenir aux attendre de la société : dans notre manière d’être (les comportements), d’apprendre à l’école (« bon élève » / « pas bon élève »), et jusque dans les sujets de conversation à avoir (« tiens, il est bizarre, celui-là »).

Vers une hypothèse d’explication

On parle de pression de conformité : l’individu nourrit la société, qui le nourrit en retour. Dans notre société dans laquelle on ne meurt plus de faim et de soif, le véritable danger est la mort sociale, l’exclusion. Chacun d’entre nous déploie ainsi des efforts pour appartenir à un clan.

Pour autant, cette moyenne reste fictive. Il n’y a pas de personne étalon qui nous permettrait de nous comparer. Non. Chacun de nous reste unique, depuis notre séquence ADN jusque dans notre singularité et en passant par notre écriture, notre voix ou encore notre physique. Nous sommes bel et bien tous égaux dans notre faculté d’être différent.

Singularité et confiance en soi : l’histoire d’Emilie

Cela fait penser à une cliente que nous renommerons Emilie. Emilie a 45 ans quand elle pousse la porte de mon cabinet pour une question de confiance en soi. En tant que coach, c’est une problématique que je peux qualifier de courante, même si les chemins de résolutions sont des plus nombreux.

Ainsi commence notre séance :

 » – Je n’ai pas confiance en moi.

– Pouvez-vous me raconter un exemple qui montre que vous n’avez pas confiance en vous ?

– Et bien je n’arrive pas à prendre de décision. Je dois tout le temps demander à droite et à gauche ce que chacun pense de la situation. Et je doute, du coup les gens finissent par me regarder de travers. Ils se disent « elle ne sait pas ce qu’elle veut celle-là ». »

Que nous apprend cet exemple : est-ce un réel manque de confiance en soi ? Comme s’il s’agissait d’un réservoir, tantôt vide, tantôt plein ? Quels sont la place et le rôle du doute ? A quoi servent les regards des gens ? Tout ce que je constatais à ce stade, c’est un empilement de croyances, savamment emboîtées.

Emilie s’est prêtée au jeu de l’identification de la singularité. Et, oh surprise, le doute et le questionnement ne sont pas des défauts, mais des composantes essentielles de sa singularité, c’est-à-dire à sa manière d’opérer, naturelle et spontanée. Ce sont chez elle des facultés à la source de tous ses succès. Ainsi, elle se souvient avec émotion du jour où remettre en question le diagnostic posé par le médecin et ne pas se contenter de cet avis a sauvé son enfant d’une maladie chronique.

Emilie aurait pu choisir de faire 10 ans de psychanalyse pour comprendre le pourquoi du comment de ce comportement. Mais le constat qu’elle faisait là est sans appel : cette manière d’opérer fait partie de qui elle est. Autant l’accepter !

Nous avons donc travaillé ensemble sur comment accepter, à la place de combattre. Son plan d’action est d’une simplicité déconcertante : annoncer son fonctionnement. Dire simplement, « je vous préviens, je vais vous poser plein de questions ». Sa posture mentale a changé. L’image qu’elle dégage est désormais celle d’une personne qui a confiance en elle et qui le montre en posant des questions.

Parfois les réponses sont simples.

Pour exister, nos croyances ont besoin de carburant. A nous de choisir les croyances basées sur notre potentiel, notre singularité, notre authenticité. Régulièrement, je m’offre le cadeau de la question suivante : « est-ce que c’est vraiment ça que j’ai envie de nourrir ? »

Pour identifier votre singularité et affirmer qui ce que vous faites de mieux, rejoignez le prochain groupe qui démarre le 13 septembre 2021 (24 heures d’accompagnement réparties sur 3 mois et finançable via votre CPF notamment).

Par ailleurs, il reste 2 places pour la session du mois de juin.

😊

Je vous souhaite de vous émerveiller de nos différences !

[Info] Vous avez jusqu’au 30 juin 2021 pour convertir vos heures DIF sur votre Compte Personnel de Formation

Le site mon compte formation est un service public qui vous permet de consulter vos droits, rechercher une formation professionnelle et vous inscrire à une session. Vous pouvez passer par cette plate-forme pour financer votre bilan de compétences. Les heures indiquées représente un cumul de droit qui vous permet de bénéficier d’un financement sur une formation. Cette opération est effectuée automatiquement, sauf pour les heures comptabilisées avant le 31 décembre 2014.

Si vous étiez salarié avant le 31 décembre 2014, vous disposez peut-être encore de droits DIF reportables sur votre compte formation.

Le DIF ou Droit Individuel à la Formation correspond au dispositif de formation professionnelle en vigueur jusqu’au 31/12/2014 pour les salariés du secteur privé,  et jusqu’au 31/12/2016 pour les agents du secteur public avant son remplacement par le CPF.

Vous avez jusqu’au 30 juin 2021 pour effectuer cette opération.

Moyennant l’accord de votre employeur, vous pouviez cumuler jusqu’à 20h de formation par an sur une période de 6 ans sans excéder 120h. Les heures DIF renseignées sont converties automatiquement en euros selon un taux de conversion de 15€/heure.  A compter du 1er juillet, ces heures seront automatiquement intégrées dans votre compte CPF, selon le même taux et dans la limite de 5000€.

Quel nombre d’heures saisir ?

Si vous avez eu successivement plusieurs employeurs entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2014 :

Seule l’attestation fournie par votre dernier employeur en date est valable.

Si vous avez travaillé simultanément pour plusieurs employeurs à la date du 31 décembre 2014 :

Additionnez les heures indiquées sur les attestations de chacun de vos employeurs. Numérisez au préalable toutes les attestations afin de ne télécharger qu’un seul document.

RDV sur le site moncompteformation.gouv.fr pour suivre la procédure.

Mon équipe cœur

Ce matin mon téléphone sonne, c’est Marcellin. Mon téléphone est coupé car je suis en séance avec un client. Il me laisse un message, le sourire dans la voix : « J’ai eu envie d’appeler les membres de Mana Mana. Pascal va bien, il travaille sur une offre pour Montpellier. Olga va bien aussi. J’avais juste envie de vous appeler pour dire bonjour et souhaiter une bonne journée. »

Mana Mana est un collectif de coachs qui crée des équipes apprenantes. Une équipe apprenante, c’est une équipe dont les membres développent la résilience, déploient l’action et intègrent le dialogue authentique nécessaires à toute transformation.

C’est une équipe dont les clients sont aussi des partenaires (allez-y, questionnez-moi sur ce point ! 😉) et c’est une d’abord équipe dont chacun prend soin l’un de l’autre.

Le programme de Mana Mana, cette année : accompagnement d’équipes sur le long termes (on ne prendra plus de mission d’accompagnement court). C’est déjà une réalité avec des clients et partenaires dans les secteurs privé et institutionnel. Un rêve d’école et la recherche (bien engagée) de locaux.

Je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à rejoindre Pascal, Olga et Marcellin dans cette aventure ! Merci les amis, je me sens déjà grandie ! Je me sens à ma place et les projets prennent de l’ampleur. Vous me faites voir la vie en rose !

 

Et vous Sigmund, que pensez-vous des avions en papier ?

Un de mes rôles de coach est de renvoyer la question à son expéditeur. En effet, les questions que nous posons ne nous renvoient généralement qu’à nous, nos biais cognitifs, nos filtres et enjeux personnels.

La vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne, Leonard de Vinci, 1501-1519 (source Wikipedia)

Comme quand Freud identifie un vautour dans le drapé de la robe de Marie dans le célèbre tableau La vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne et se lance dans une lecture psychanalytique de Leonard, ses rêves, ses fantasmes, sa sexualité* : le vautour est associé à la figure maternelle. Freud en déduit le rôle de ses pulsions sexuelles dans le processus créatif.

La coach en moi constate que c’est ainsi que Freud voit le monde qui l’entoure. En même temps, la question « Et vous, Sigmund, comment ça se passe avec maman ? » me chatouille gentiment.

Voilà un peu plus de deux semaines que toutes mes séances de coaching – en ligne évidemment – commencent par quelques échanges informels sur le confinement. Chaque partage sur cette situation inédite m’invite à considérer la situation sous un angle à chaque fois un peu différent.

Une fois n’est pas coutume, ce matin c’est mon client qui m’interroge sur ce que je vis : je partage. Je vis au jour le jour, mon emploi du temps n’est plus que réajustements permanents. Je remarque un relâchement de mon exigence à bien des niveaux. J’observe aussi des synergies inédites, des élans de solidarité et un ralentissement du rythme planétaire, visible depuis ma fenêtre. Certains semblent passer aux aveux quand ils se disent savourer ce moment hors du temps. Mon questionnement du moment : qu’allons-nous ancrer et conserver de ces prises de conscience une fois l’épreuve passée ? Mon client surenchérit : « c’est exactement ce que je me disais ! Qu’est-ce que les gens vont garder ensuite ? Est-ce qu’ils vont revenir à leur rythme de fous ??! » Evidemment, c’est de lui qu’il parlait.

Mais à cet instant précis, il me renvoyait la question : et moi, que vais-je garder de ces prises de conscience ? De ces nouvelles expérimentations ? Que vais-je réellement changer, intégrer demain une fois que l’adaptation ne sera plus une nécessité ?

Il y a quelques semaines encore, mon agenda était un des seuls à pouvoir exiger quelque chose de moi. Il a vu ses prérogatives fondre comme neige au soleil. Il essaie désormais timidement de se frayer un chemin dans mes priorités, à mi-chemin entre « faire une course d’avions en papier pour la 3e fois aujourd’hui avec mes enfants » (on a trouvé une nouvelle forme de bec encore plus efficace !) et faire preuve de créativité pour concevoir le repas du soir à base de surgelés (une première pour moi qui affectionne tant les produits frais). Beaucoup de considérations logistiques sont désormais passées en catégorie « je m’en fous » (il faut que vous m’imaginiez le dire avec un large et enthousiaste sourire).

Est-ce que ce que je vis est une parenthèse ou le début d’un réel changement ? Pour être honnête, je n’en ai pas la moindre idée. Mais ce dont je suis sûre, c’est que cette remise en question ne fait que commencer.

Et vous Sigmund, que pensez-vous des avions en papier ?


* Sigmund Freud, Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, 1910.

Mon bilan 2019

Avant de vous souhaiter mes vœux pour la nouvelle année, laissez-moi me remettre de 2019 !

Voici mon bilan 2019 :

  • 63 jours de facilitation auprès d’équipes / stages / formations + 160 heures de coaching individuel
  • 340 personnes accompagnées
  • 365 tisanes du soir savourées en conscience
  • 2% du CA donnés à des associations
  • 1 société clôturée
  • 1800 livres vendus
  • Des sourires par milliers
  • 2 nouveaux stages (curieux ?)
  • Une 100aine d’heures d’engagement associatif
  • 12 projets initiés/développés en partenariats avec mes pairs ou participation à leur co-création (mercis)

Mes apprentissages principaux :

  • Le sommeil, c’est super super super important.
  • Quand le bateau tangue, l’équipe est à privilégier, devant le projet.
  • La respiration est un objet de recherche et d’apprentissage infini. Un truc de fou !
  • Je suis capable de me discipliner pour faire de la course à pied.
  • Même bien ancrée, la culture d’une équipe peut se transformer, au bénéfice de ses membres. Je le savais déjà, désormais je ne doute plus.
  • Les jeunes générations bougent et font bouger les lignes. Le futur est entre de bonnes mains.
  • Ma nouvelle recette de cracker aux graines. Avec moi dans tous mes déplacements, nombreux cette année…

Et à part ça ?

  • Me suis timidement remise au dessin
  • Yoga et méditation sont toujours mes alliés, jour après jour
  • Les enfants restent la priorité n°1
  • 🙂

Alors, bonne année 2020 ? C’est reparti !!!

carta blanche

Arrêtons le développement personnel !

Voilà sans doute l’article le plus gênant qu’il m’ait été donné d’écrire. Conseiller aux gens d’arrêter le développement personnel, alors que c’est mon métier ??! Ce n’est pas juste une accroche, voyons ensemble pourquoi.

J’ai commencé ma quête personnelle en même temps que la méditation : à l’âge de 16 ans. A cette époque, j’avais besoin de comprendre, poser des mots, exprimer. « Voilà la fille qui ne sourit jamais » disait-on de moi. J’ai rapidement fait des progrès tant j’avais l’impression de revenir de loin.

« Connais-toi toi-même »

Depuis plus de 20 ans, les pratiques de développement personnel font partie de mon quotidien, et je ne parle même pas de ma pratique professionnelle : j’ai ainsi exploré la CNV, l’ennéagramme, la PNL, le coaching, m-Bit, Psych-K, l’hypnose et l’auto-hypnose, l’EFT, le yoga, Ho’oponopono, les pratiques de relaxation, de méditation, le jeûne, la kinésiologie, les constellations familiales (et quelques autres qui vous surprendraient et que je garde pour moi). Et tout a été fort utile, et tout m’a permis d’avancer sur ma voie. Je suis pleine de gratitude pour le chemin parcouru.

Seulement voilà. A force de m’entendre parler de moi (moi moi moi), je tombe sournoisement dans le piège du même nom.

Le message est aujourd’hui le suivant : le développement personnel va de paire avec le développement de l’humilité. Autrement formulé, à mesure que je grandis à l’intérieur, mes actes extérieurs doivent être en cohérence. Ainsi se met en place un dialogue apprenant entre les deux, qui nous permet de maintenir une saine et légère tension : cela me rappelle mon premier voyage en Inde où mon professeur de sitar, qui constatant mes progrès, me disait avec son accent hindi « Oh ! Good ! Good ! Very good ! … But not so good ». 😊

Alors oui, le développement personnel c’est utile, car cela favorise une meilleure connaissance de soi. Pour pousser droit, un arbre a besoin de racines profondes. Plus les racines sont arrimées, meilleur est le développement des branches et du feuillage. Alors, « se développer, pourquoi faire ? » J’ai passé des années à répondre aux personnes qui me posaient cette question « pour être à votre juste place ». Aujourd’hui, cette réponse ne me suffit plus. Le développement personnel doit être mis au service de la communauté. J’interroge ici ma contribution personnelle. Revenir aux fondamentaux est un levier clé : s’engager dans une association dans laquelle j’agis au regard de mon engagement et de mes valeurs, plus que de mes compétences. Donner (du temps, de l’argent), pratiquer le remerciement au quotidien… Optez pour des pratiques qui vous procurent de la joie ! Il y a plus à gagner à être joyeux qu’à démêler les mêmes nœuds qui nous agrippent encore et encore au passé. Et la joie, c’est communicatif.

Pour conclure, il est fondamental de pratiquer l’humilité (autant que faire se peut), dans une mesure identique au travail de développement personnel. Cet équilibre, je le découvre aujourd’hui des plus précaires. C’est une remise en question permanente.

Prenons cette existence à bras le corps, autorisons-nous à échanger, à donner. Notre société en a besoin !

Est-il suffisant de se poser des questions pour trouver son IKIGAÏ ?

Les livres sur le sujet foisonnent, le concept a envahi la presse magazine à tous les étages et chaque semaine, plusieurs dizaine d’articles sont édités sur le net. Alors : mode d’une saison ? Œuvre d’une vie entière ?

Ce concept japonais se traduit par trouver sa raison d’être, une activité qui nous apporte une joie de vivre telle qu’elle est une raison de se lever le matin. C’est sa raison d’être, sa mission de vie, son orientation, son génie, le sens de son existence, sa passion et tout cela réuni. Quel programme !
Prêt à en savoir plus ?

Ce concept prend sa place à la croisée des chemins entre :
– Ce que l’on aime faire
– Ses talents
– La cause que l’on défend
– Ce que l’on apporte aux autres, notre contribution à la société

ikigai

C’est la pépite cachée dans la roche. Michel Ange définissait ainsi l’art du sculpteur : pour lui, Dieu a placé la sculpture dans le bloc. Le travail du sculpteur est simplement de dégager la matière pour faire apparaître l’œuvre.

De notre point de vue de sculpteur, on ne voit souvent qu’un bloc de marbre difforme et abstrait. A chaque retrait de matière, on se dit « ce n’est pas ça » et « ce n’est pas ça non plus ». Et nous poursuivons cette recherche ingrate en nous demandons si celle-ci connaitra un jour une fin.

1. Chercher, c’est se poser les bonnes questions

Voici un florilège de questions auxquelles je vous invite à répondre par écrit. Il est intéressant d’y revenir périodiquement, pour affiner, poursuivre la réflexion, et se rendre compte que l’on peut chaque jour identifier des aspects nouveaux, des nuances, des déclinaisons.

Ne vous contentez pas de répondre aux questions, mais développez :
– Enfant, quel métier/activité imaginiez-vous exercer une fois adulte ?
– Qui est votre héro (vivant ou non, réel ou imaginaire) ?
– Qu’est-ce qui m’a apporté une réelle satisfaction cette semaine et pourquoi ? (Ne cherchez pas trop loin, c’est sans doute quelque chose de très simple)
– Qu’est-ce que vous faites tous les jours avec la plus grande facilité ? (Là encore, c’est une action simple)
– Quelle est la personne/cause/situation qui vous mobilise le plus ? (exemple « quand je vois… j’ai spontanément envie de venir en aide / résoudre / créer… »).
– Quelle est la cause que vous défendez ou que vous aimeriez défendre ?

Toutes les réponses sont ensuite à regarder en parallèle. Qu’est-ce qui émerge ? Y a-t-il déjà un sens commun qui se dessine ?

Ensuite, tournez-vous vers vos proches. Posez les questions suivantes à 3 à 5 personnes de confiance. Ne commentez pas, contentez-vous d’accueillir sans jugement :
– A ton avis, quels sont mes talents ? En quoi me trouves-tu particulièrement compétent.e ?
– Qu’est-ce que tu as trouvé remarquable dans mon parcours ?
– Qu’est-ce qui te surprend (ou t’a surpris) positivement chez moi ?
Privilégiez la prise de note écrite. Je vous garantis d’intéressantes et heureuses surprises au fil des échanges. N’essayez pas de tirer de conclusion après chaque entretien mais privilégiez une vision globale une fois tous les entretiens faits. Qu’est-ce qui émerge de nouveau ?

Cela devrait vous mettre sur la voie. Ces exercices sont à reprendre périodiquement pour affiner.

Je souhaite à présent attirer votre attention sur un point : chercher ne suffit pas toujours. Et à force de chercher, on finit surtout par développer des capacités de chercheur plus que de trouveur ! La seconde partie de cette réflexion est celle qui, à mon sens, mérite toute notre attention et qui fera la différence, car si les questions se répètent et n’apportent pas de réponse claire, c’est qu’il est temps de changer de posture mentale au regard de votre IKIGAÏ.

2. L’état d’esprit IKIGAÏ

A mon sens, IKIGAÏ est également un état d’esprit qui se cultive. Pourquoi ? Parce que trouver un sens à sa vie ne rime à rien si l’on n’est pas en mesure de l’accueillir : aimer, s’aimer, semer, essaimer. Cela revient à être satisfait et à montrer de la gratitude dans tout ce que la vie nous apporte au quotidien. C’est se placer dans la posture de « voilà ce que j’ai déjà, voilà ce en quoi je crois », plutôt que « voilà ce qui me manque » et ce au quotidien.

Que faites-vous aujourd’hui pour chérir cet IKIGAÏ ? Dans la pratique, cela revient à se demander ce que l’on fait pour soi :
– Pratiquez des activités qui vous procurent de la joie et partagez cette joie
– Sachez émettre la gratitude et la reconnaissance
– Soyez généreux en sourires, en pensées positives
– Souriez, encore !
Cette posture mentale nous met dans une dynamique de confort et d’accueil de ce que la vie a à nous apporter de mieux : notre IKIGAÏ !

Ma singularité : qu’est-ce que j’en fais ?

Je me sens impatiente de commencer une nouvelle série de séminaires en septembre. Les saisons s’enchaînent et la question « qu’est-ce que j’ai appris ? » revient comme un mantra. C’est donc l’occasion de partager quelques-uns des apprentissages que j’ai pu faire grâce aux participants au séminaire « Donnez du sens à votre singularité ».

Le plus important est dans doute celui-ci : découvrir sa singularité, c’est comme ouvrir une porte. Une fois la porte ouverte, il reste encore à la franchir. Bon nombre de participants posent la question suivante : est-ce que ce superpouvoir est la seule chose que j’aie à faire ? Est-ce qu’il n’y a pas d’autres activités qui peuvent me convenir ? A cette question, voici deux éclairages :

  • Cette séquence comportementale décrit votre manière singulière de voir le monde et d’interagir avec. C’est magnifique ! Il n’y en a pas deux pareils. Aussi, vous allez inconsciemment chercher à activer cette séquence quelle que soit votre activité, votre mission. Idéalement, il s’agit pour vous de trouver des activités qui vous permettent de mettre en oeuvre cette séquence de manière pertinente, c’est à dire dans un contexte spécifique et pour un objectif spécifique (identifiés lors du séminaire).
  • Ce que vous ne faites pas facilement est tout aussi intéressant que ce que vous faites avec facilité. Un trésor merveilleux se cache derrière chaque difficulté : ce trésor, c’est l’apprentissage!

La clé réside dans la conscience de votre place : suis-je à un endroit où je fais ce que je fais avec facilité ? Ou bien est qu’il va me falloir de l’aide, chercher des ressources car je suis en territoire inconnu ?

Mon témoignage personnel : il y a quelques mois, un coach me contacte pour me confier une mission de coaching. Vue la mission, j’ai pu lui répondre avec assurance et sérénité : « ça m’intéresse, mais je ne suis pas entièrement dans mon domaine de maîtrise, j’ai beaucoup à apprendre dans cette mission, aussi voilà ce que je te propose pour que cette mission soit sécurisée pour toi, pour moi et à plus forte raison pour les participants ». Quelques années avant, non consciente de ma contribution maximale, j’aurais sans doute accepté la mission sans me poser de question… cela n’est pas sans me rappeler mes premiers échecs 😉 Aujourd’hui, cette connaissance de moi me permet de savoir plus précisément qui est mon client, ce que je peux lui apporter…. Et à cerner là où j’ai à apprendre !

C’est une première pierre à l’édifice d’une nouvelle connaissance de soi. Vous vous connaissez déjà bien ? C’est merveilleux. Et en même temps, le séminaire vient parfois bousculer quelque peu ce que je me raconte sur moi, à propos de qui je suis, du rôle que j’ai à jouer.

Où placez-vous votre énergie ?

Les problématiques écologiques sont au cœur des débats. Vous êtes-vous déjà posé la question de nos déperditions énergétiques individuelles ? Je veux parler de toutes ces situations où nous dépensons une énergie insensée à lutter contre nous-même ou contre ce que nous n’avons pas envie de faire. Voici une anecdote pour l’illustrer.

Un jour, alors que j’étais jeune salariée dans le secteur culturel, je venais prendre ma pause déjeuné dans un espace commun. Une jeune comptable d’un bureau voisin mangeait là. Elle semblait lessivée et usée. Elle avait été contrainte de faire 2 heures supplémentaires en plus des 35 heures hebdomadaires. J’étais dans l’incompréhension la plus totale : alors que je ne comptais pas mes heures, je ne pouvais comprendre comment elle se retrouvait dans un tel état après deux petites heures de travail supplémentaire. Au cours de l’échange, elle finit par me confier dans un sanglot « mais moi, je voulais être sage-femme ».

Cet épisode m’a bouleversée car il a été un déclencheur dans la prise de conscience de « comment une personne peut-elle dépenser autant d’énergie pour aller à l’encontre de sa vie professionnelle ? Et comment une personne peut-elle être éloignée à ce point de ce qui apporte du sens à son existence ? » Cette question ne m’a plus quittée, c’est sans doute l’un des nombreux pas qui m’ont menée vers le séminaire « Donnez du sens à votre singularité » et vers ma pratique de coach.

La déperdition d’énergie peut venir d’une perte de sens ou pire, du sentiment de ramer à contre-sens dans son existence, notamment professionnelle.

On perd une énergie considérable quand la majorité de nos activités sont en dehors de notre réelle zone de motivation : quand les conditions de travail ne sont plus pertinentes, ou quand les tâches annexes prennent le pas sur notre cœur de métier.

De même, quand on n’est pas à sa place, on perd de l’énergie à se conformer aux objectifs des autres, au lieu d’être en cohérence avec notre contribution idéale qui elle, nous nourrit de sens.

Et vous, où placez-vous votre énergie ?