Syndrome de l’imposteur : faire disparaître le doute

Le syndrome de l’imposteur toucherait préférentiellement les personnes compétentes ?

C’est ce qu’il paraît. Cela peut sembler paradoxal et à la fois, la logique serait la suivante : plus on comprend la complexité d’un domaine, plus on mesure ce qu’on ne sait pas encore. Plus on est exigeant envers soi, plus le décalage entre ce qu’on fait et ce qu’on estime devoir faire paraît immense.

Je ne sais toujours pas si cela fait de nous des personnes plus compétentes, mais en tout cas, cela pose une vraie question : quelle place donner au doute ?

Michelle Obama l’a dit sans détour lors de sa tournée Becoming en 2018 : « It never goes away. » Pas même après la Maison-Blanche.

Alors non, l’enjeu n’est pas de faire disparaître le doute. L’enjeu est de ne plus le confondre avec la réalité.

Dans mon travail, j’accompagne des professionnels, des dirigeants, des indépendants à identifier avec précision ce qui les constitue — leurs ressources profondes, leur manière singulière d’opérer. Pas pour les rassurer, pour leur donner une base stable à partir de laquelle agir.

La singularité, ça se voit de l’extérieur avant de se ressentir de l’intérieur.