Blog : votre singularité au quotidien


Mon équipe cœur

Ce matin mon téléphone sonne, c’est Marcellin. Mon téléphone est coupé car je suis en séance avec un client. Il me laisse un message, le sourire dans la voix : « J’ai eu envie d’appeler les membres de Mana Mana. Pascal va bien, il travaille sur une offre pour Montpellier. Olga va bien aussi. J’avais juste envie de vous appeler pour dire bonjour et souhaiter une bonne journée. »

Mana Mana est un collectif de coachs qui crée des équipes apprenantes. Une équipe apprenante, c’est une équipe dont les membres développent la résilience, déploient l’action et intègrent le dialogue authentique nécessaires à toute transformation.

C’est une équipe dont les clients sont aussi des partenaires (allez-y, questionnez-moi sur ce point ! 😉) et c’est une d’abord équipe dont chacun prend soin l’un de l’autre.

Le programme de Mana Mana, cette année : accompagnement d’équipes sur le long termes (on ne prendra plus de mission d’accompagnement court). C’est déjà une réalité avec des clients et partenaires dans les secteurs privé et institutionnel. Un rêve d’école et la recherche (bien engagée) de locaux.

Je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à rejoindre Pascal, Olga et Marcellin dans cette aventure ! Merci les amis, je me sens déjà grandie ! Je me sens à ma place et les projets prennent de l’ampleur. Vous me faites voir la vie en rose !

 

Et vous Sigmund, que pensez-vous des avions en papier ?

Un de mes rôles de coach est de renvoyer la question à son expéditeur. En effet, les questions que nous posons ne nous renvoient généralement qu’à nous, nos biais cognitifs, nos filtres et enjeux personnels.

La vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne, Leonard de Vinci, 1501-1519 (source Wikipedia)

Comme quand Freud identifie un vautour dans le drapé de la robe de Marie dans le célèbre tableau La vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne et se lance dans une lecture psychanalytique de Leonard, ses rêves, ses fantasmes, sa sexualité* : le vautour est associé à la figure maternelle. Freud en déduit le rôle de ses pulsions sexuelles dans le processus créatif.

La coach en moi constate que c’est ainsi que Freud voit le monde qui l’entoure. En même temps, la question « Et vous, Sigmund, comment ça se passe avec maman ? » me chatouille gentiment.

Voilà un peu plus de deux semaines que toutes mes séances de coaching – en ligne évidemment – commencent par quelques échanges informels sur le confinement. Chaque partage sur cette situation inédite m’invite à considérer la situation sous un angle à chaque fois un peu différent.

Une fois n’est pas coutume, ce matin c’est mon client qui m’interroge sur ce que je vis : je partage. Je vis au jour le jour, mon emploi du temps n’est plus que réajustements permanents. Je remarque un relâchement de mon exigence à bien des niveaux. J’observe aussi des synergies inédites, des élans de solidarité et un ralentissement du rythme planétaire, visible depuis ma fenêtre. Certains semblent passer aux aveux quand ils se disent savourer ce moment hors du temps. Mon questionnement du moment : qu’allons-nous ancrer et conserver de ces prises de conscience une fois l’épreuve passée ? Mon client surenchérit : « c’est exactement ce que je me disais ! Qu’est-ce que les gens vont garder ensuite ? Est-ce qu’ils vont revenir à leur rythme de fous ??! » Evidemment, c’est de lui qu’il parlait.

Mais à cet instant précis, il me renvoyait la question : et moi, que vais-je garder de ces prises de conscience ? De ces nouvelles expérimentations ? Que vais-je réellement changer, intégrer demain une fois que l’adaptation ne sera plus une nécessité ?

Il y a quelques semaines encore, mon agenda était un des seuls à pouvoir exiger quelque chose de moi. Il a vu ses prérogatives fondre comme neige au soleil. Il essaie désormais timidement de se frayer un chemin dans mes priorités, à mi-chemin entre « faire une course d’avions en papier pour la 3e fois aujourd’hui avec mes enfants » (on a trouvé une nouvelle forme de bec encore plus efficace !) et faire preuve de créativité pour concevoir le repas du soir à base de surgelés (une première pour moi qui affectionne tant les produits frais). Beaucoup de considérations logistiques sont désormais passées en catégorie « je m’en fous » (il faut que vous m’imaginiez le dire avec un large et enthousiaste sourire).

Est-ce que ce que je vis est une parenthèse ou le début d’un réel changement ? Pour être honnête, je n’en ai pas la moindre idée. Mais ce dont je suis sûre, c’est que cette remise en question ne fait que commencer.

Et vous Sigmund, que pensez-vous des avions en papier ?


* Sigmund Freud, Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, 1910.

Mon bilan 2019

Avant de vous souhaiter mes vœux pour la nouvelle année, laissez-moi me remettre de 2019 !

Voici mon bilan 2019 :

  • 63 jours de facilitation auprès d’équipes / stages / formations + 160 heures de coaching individuel
  • 340 personnes accompagnées
  • 365 tisanes du soir savourées en conscience
  • 2% du CA donnés à des associations
  • 1 société clôturée
  • 1800 livres vendus
  • Des sourires par milliers
  • 2 nouveaux stages (curieux ?)
  • Une 100aine d’heures d’engagement associatif
  • 12 projets initiés/développés en partenariats avec mes pairs ou participation à leur co-création (mercis)

Mes apprentissages principaux :

  • Le sommeil, c’est super super super important.
  • Quand le bateau tangue, l’équipe est à privilégier, devant le projet.
  • La respiration est un objet de recherche et d’apprentissage infini. Un truc de fou !
  • Je suis capable de me discipliner pour faire de la course à pied.
  • Même bien ancrée, la culture d’une équipe peut se transformer, au bénéfice de ses membres. Je le savais déjà, désormais je ne doute plus.
  • Les jeunes générations bougent et font bouger les lignes. Le futur est entre de bonnes mains.
  • Ma nouvelle recette de cracker aux graines. Avec moi dans tous mes déplacements, nombreux cette année…

Et à part ça ?

  • Me suis timidement remise au dessin
  • Yoga et méditation sont toujours mes alliés, jour après jour
  • Les enfants restent la priorité n°1
  • 🙂

Alors, bonne année 2020 ? C’est reparti !!!

carta blanche

Arrêtons le développement personnel !

Voilà sans doute l’article le plus gênant qu’il m’ait été donné d’écrire. Conseiller aux gens d’arrêter le développement personnel, alors que c’est mon métier ??! Ce n’est pas juste une accroche, voyons ensemble pourquoi.

J’ai commencé ma quête personnelle en même temps que la méditation : à l’âge de 16 ans. A cette époque, j’avais besoin de comprendre, poser des mots, exprimer. « Voilà la fille qui ne sourit jamais » disait-on de moi. J’ai rapidement fait des progrès tant j’avais l’impression de revenir de loin.

« Connais-toi toi-même »

Depuis plus de 20 ans, les pratiques de développement personnel font partie de mon quotidien, et je ne parle même pas de ma pratique professionnelle : j’ai ainsi exploré la CNV, l’ennéagramme, la PNL, le coaching, m-Bit, Psych-K, l’hypnose et l’auto-hypnose, l’EFT, le yoga, Ho’oponopono, les pratiques de relaxation, de méditation, le jeûne, la kinésiologie, les constellations familiales (et quelques autres qui vous surprendraient et que je garde pour moi). Et tout a été fort utile, et tout m’a permis d’avancer sur ma voie. Je suis pleine de gratitude pour le chemin parcouru.

Seulement voilà. A force de m’entendre parler de moi (moi moi moi), je tombe sournoisement dans le piège du même nom.

Le message est aujourd’hui le suivant : le développement personnel va de paire avec le développement de l’humilité. Autrement formulé, à mesure que je grandis à l’intérieur, mes actes extérieurs doivent être en cohérence. Ainsi se met en place un dialogue apprenant entre les deux, qui nous permet de maintenir une saine et légère tension : cela me rappelle mon premier voyage en Inde où mon professeur de sitar, qui constatant mes progrès, me disait avec son accent hindi « Oh ! Good ! Good ! Very good ! … But not so good ». 😊

Alors oui, le développement personnel c’est utile, car cela favorise une meilleure connaissance de soi. Pour pousser droit, un arbre a besoin de racines profondes. Plus les racines sont arrimées, meilleur est le développement des branches et du feuillage. Alors, « se développer, pourquoi faire ? » J’ai passé des années à répondre aux personnes qui me posaient cette question « pour être à votre juste place ». Aujourd’hui, cette réponse ne me suffit plus. Le développement personnel doit être mis au service de la communauté. J’interroge ici ma contribution personnelle. Revenir aux fondamentaux est un levier clé : s’engager dans une association dans laquelle j’agis au regard de mon engagement et de mes valeurs, plus que de mes compétences. Donner (du temps, de l’argent), pratiquer le remerciement au quotidien… Optez pour des pratiques qui vous procurent de la joie ! Il y a plus à gagner à être joyeux qu’à démêler les mêmes nœuds qui nous agrippent encore et encore au passé. Et la joie, c’est communicatif.

Pour conclure, il est fondamental de pratiquer l’humilité (autant que faire se peut), dans une mesure identique au travail de développement personnel. Cet équilibre, je le découvre aujourd’hui des plus précaires. C’est une remise en question permanente.

Prenons cette existence à bras le corps, autorisons-nous à échanger, à donner. Notre société en a besoin !

Est-il suffisant de se poser des questions pour trouver son IKIGAÏ ?

Les livres sur le sujet foisonnent, le concept a envahi la presse magazine à tous les étages et chaque semaine, plusieurs dizaine d’articles sont édités sur le net. Alors : mode d’une saison ? Œuvre d’une vie entière ?

Ce concept japonais se traduit par trouver sa raison d’être, une activité qui nous apporte une joie de vivre telle qu’elle est une raison de se lever le matin. C’est sa raison d’être, sa mission de vie, son orientation, son génie, le sens de son existence, sa passion et tout cela réuni. Quel programme !
Prêt à en savoir plus ?

Ce concept prend sa place à la croisée des chemins entre :
– Ce que l’on aime faire
– Ses talents
– La cause que l’on défend
– Ce que l’on apporte aux autres, notre contribution à la société

ikigai

C’est la pépite cachée dans la roche. Michel Ange définissait ainsi l’art du sculpteur : pour lui, Dieu a placé la sculpture dans le bloc. Le travail du sculpteur est simplement de dégager la matière pour faire apparaître l’œuvre.

De notre point de vue de sculpteur, on ne voit souvent qu’un bloc de marbre difforme et abstrait. A chaque retrait de matière, on se dit « ce n’est pas ça » et « ce n’est pas ça non plus ». Et nous poursuivons cette recherche ingrate en nous demandons si celle-ci connaitra un jour une fin.

1. Chercher, c’est se poser les bonnes questions

Voici un florilège de questions auxquelles je vous invite à répondre par écrit. Il est intéressant d’y revenir périodiquement, pour affiner, poursuivre la réflexion, et se rendre compte que l’on peut chaque jour identifier des aspects nouveaux, des nuances, des déclinaisons.

Ne vous contentez pas de répondre aux questions, mais développez :
– Enfant, quel métier/activité imaginiez-vous exercer une fois adulte ?
– Qui est votre héro (vivant ou non, réel ou imaginaire) ?
– Qu’est-ce qui m’a apporté une réelle satisfaction cette semaine et pourquoi ? (Ne cherchez pas trop loin, c’est sans doute quelque chose de très simple)
– Qu’est-ce que vous faites tous les jours avec la plus grande facilité ? (Là encore, c’est une action simple)
– Quelle est la personne/cause/situation qui vous mobilise le plus ? (exemple « quand je vois… j’ai spontanément envie de venir en aide / résoudre / créer… »).
– Quelle est la cause que vous défendez ou que vous aimeriez défendre ?

Toutes les réponses sont ensuite à regarder en parallèle. Qu’est-ce qui émerge ? Y a-t-il déjà un sens commun qui se dessine ?

Ensuite, tournez-vous vers vos proches. Posez les questions suivantes à 3 à 5 personnes de confiance. Ne commentez pas, contentez-vous d’accueillir sans jugement :
– A ton avis, quels sont mes talents ? En quoi me trouves-tu particulièrement compétent.e ?
– Qu’est-ce que tu as trouvé remarquable dans mon parcours ?
– Qu’est-ce qui te surprend (ou t’a surpris) positivement chez moi ?
Privilégiez la prise de note écrite. Je vous garantis d’intéressantes et heureuses surprises au fil des échanges. N’essayez pas de tirer de conclusion après chaque entretien mais privilégiez une vision globale une fois tous les entretiens faits. Qu’est-ce qui émerge de nouveau ?

Cela devrait vous mettre sur la voie. Ces exercices sont à reprendre périodiquement pour affiner.

Je souhaite à présent attirer votre attention sur un point : chercher ne suffit pas toujours. Et à force de chercher, on finit surtout par développer des capacités de chercheur plus que de trouveur ! La seconde partie de cette réflexion est celle qui, à mon sens, mérite toute notre attention et qui fera la différence, car si les questions se répètent et n’apportent pas de réponse claire, c’est qu’il est temps de changer de posture mentale au regard de votre IKIGAÏ.

2. L’état d’esprit IKIGAÏ

A mon sens, IKIGAÏ est également un état d’esprit qui se cultive. Pourquoi ? Parce que trouver un sens à sa vie ne rime à rien si l’on n’est pas en mesure de l’accueillir : aimer, s’aimer, semer, essaimer. Cela revient à être satisfait et à montrer de la gratitude dans tout ce que la vie nous apporte au quotidien. C’est se placer dans la posture de « voilà ce que j’ai déjà, voilà ce en quoi je crois », plutôt que « voilà ce qui me manque » et ce au quotidien.

Que faites-vous aujourd’hui pour chérir cet IKIGAÏ ? Dans la pratique, cela revient à se demander ce que l’on fait pour soi :
– Pratiquez des activités qui vous procurent de la joie et partagez cette joie
– Sachez émettre la gratitude et la reconnaissance
– Soyez généreux en sourires, en pensées positives
– Souriez, encore !
Cette posture mentale nous met dans une dynamique de confort et d’accueil de ce que la vie a à nous apporter de mieux : notre IKIGAÏ !